04/07/2008

Débrouillardise, manque de motivation et excuse bidon

Hier, je suis allée à Wavre pour régler quelques démarches administratives. Passant non loin de là, j'en profite pour passer à une des agences d'intérim où je suis inscrite. Dans leur vitrine, je vois une annonce qui pourrait me convenir. J'entre et demande des renseignements. On me dirige vers l'employée qui avait pris mon inscription, elle me propose un autre poste car le premier est destiné à une personne bilingue, ce que je ne suis pas tout à fait. J'oublie de demander où se situe l'entreprise mais j'accepte qu'elle propose mon CV.

Peu de temps après, je prends le train pour rentrer chez moi. Sur le chemin entre la gare et chez moi, l'employée de l'agence d'intérim me contacte. On veut me rencontrer pour le job mais le jour même. J'apprends ainsi que l'entreprise se situe à Overijse. Au début, je refuse préférant avoir le temps de me préparer, de planifier le trajet (je ne connaissais pas du tout l'itinéraire à prendre en transport en commun), etc. Elle insiste, c'est pour être engagé tout de suite, je dois lui dire quand je sais y aller. Je réponds que je dois me renseigner pour le trajet et que pour cela, je dois rentrer chez moi. Nous sommes peu après 11 heures, je dois la recontacter avant midi pour lui donner une heure pour le rendez-vous.

De retour à la maison, je cherche un itinéraire sur Internet, tout en exposant le problème à ma soeur sur Msn et en essayant tout de même de joindre mon père ou mon oncle pour leur demander s'ils savent me conduire. Je pense que mon père est en vacances, mon oncle ne répond pas. Ce n'est pas grave, je n'ai pas le temps d'insister. J'explique à ma soeur que je dois prendre le bus à La Hulpe. Travaillant dans les environs, elle me propose de déplacer son temps de midi pour me conduire de la gare à l'entreprise. Ouf, j'ai trouvé un moyen d'y aller, je rappelle l'agence vers 11h55. Rendez-vous est pris pour 14h30.

Je me change pour l'entretien. C'est à dire que je troque mon jeans et mon sweat pour un polo, une jupe et la veste assortie. J'attrape une gaufre et une pomme -pas le temps de faire des tartines- et je file vers la gare (une vingtaine de minutes de marche me sépare de celle-ci). Sur la route, par chance, un monsieur âgé me propose de m'y conduire en voiture. Tout compte fait, ça semble fonctionner. Je prends le train. Je retrouve ma soeur. A l'aide d'un plan, on trouve le chemin sans trop de problèmes et me voilà dans l'entreprise.

J'attends mon interlocuteur qui s'avère en fait être une interlocutrice (ça nous fait rire toutes les deux) et l'entretien commence. Pour moi, ça se passe assez bien. Présentation de l'entreprise et du poste, discussion en français puis en anglais et enfin en néerlandais. Je dois ensuite rencontrer les deux personnes avec qui je serai amenée à travailler si je suis engagée. Le responsable est américain. L'entretien se fait donc en anglais. Je ne suis pas bilingue mais je me débrouille et mon interlocuteur a l'air de penser que c'est suffisant et que ça s'améliorera sans problème. Je dois alors revoir ma première interlocutrice, il s'agit de la responsable des ressources humaines. Je discute encore avec elle. Elle termine en disant que mon anglais est peut-être un peu faible mais qu'elle doit de toute façon décider avec mes deux autres interlocuteurs. Elle fait des recherches sur Internet pour voir comment je pourrai me rendre au boulot tous les jours si je suis embauchée et, au moment où je pars, me cherche même un itinéraire retour. Ils doivent rencontrer une autre personne l'après-midi et prendre une décision pour le lendemain. C'est urgent, je pense avoir mes chances.

Je repars vers l'arrêt de bus, je consulte les horaires et décide de reprendre le bus jusque la gare de Wavre. Mon beau-père travaille à Wavre, il m'y a déposée le matin, je lui téléphonerai pour qu'il me reprenne pour rentrer à la maison.

En montant dans le bus, j'entends "crac". La fente de ma longue jupe vient de s'allonger. Oups ! Pas le temps de regarder, je dois prendre mon billet. "Waver station alsublieft." "Wablieft ?" me répond le chauffeur. Flûte ! Pour une fois que je fais l'effort. Je répète, il comprend, je donne le montant demandé (en néerlandais quand même). Je vais m'assoir et essaye d'évaluer l'ampleur des dégats. Je fais tourner ma jupe pour que la fente soit sur le côté. Ca fait un peu cloche mais ça m'évite de me demander si on voit ma petite culotte. De cette manière, je peux constater que les dégâts sont réparables.

C'est amusant, je suis la seule à faire le trajet jusqu'au terminus. Je me retrouve seule dans le véhicule pendant toute une portion du trajet. Arrivée à Wavre, j'envoie un message à mon beau-père et me mets en route vers son boulot. J'arrive juste quand il sort et nous prenons la route. Nous allons chercher Maman à Louvain-la-Neuve.

Entre Louvain-la-Neuve et chez moi, mon GSM sonne. C'est la dame de l'agence d'intérim. Elle me demande si cela s'est bien passé. Je lui explique ce que m'a dit la responsable des ressources humaines par rapport à mon anglais. Là, elle me dit que "ce n'est pas une réponse positive de leur part". D'après les gens de l'entreprise, mon anglais n'était pas un problème : en le parlant tous les jours, il n'aurait plus posé de problème. Par contre, ils ne m'ont pas trouvée assez motivée et dynamique par rapport au poste. L'employée de l'agence d'intérim me dit qu'elle me contacte si elle trouve autre chose. Je la remercie et raccroche. Ce n'est qu'après que je réfléchis et pense à ce que j'aurais dû faire remarquer. Je n'ai pas de voiture mais me suis débrouillée pour être là quelques heures après la demande. J'ai sauté le dîner. J'ai fait l'entretien dans les trois langues de mon mieux. En résumé, j'ai couru pour ne pas laisser passer l'opportunité mais je ne suis pas motivée. Personnellement, j'ai envie de dire "excuse bidon". J'enrage.

En attendant, le bilan de la journée c'est 2,6 euros de train, 2,7 euros de bus, le dérangement de ma soeur pour qu'elle me conduise, ma jupe à réparer, tout ça pour rien... Comme si être demandeuse d'emploi, ça donnait aux employeurs le droit de vous dénigrer, de vous enfoncer... Marre d'être traitée comme de la marchandise. Inspirée par Jean de La Fontaine, je jure mais un peu tard, que l'on ne m'y prendra plus. 

11:45 Écrit par Stella dans Général | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |

Commentaires

bisous Salut toi...
Je suis bien triste de voir que ça n'a pas marché pour toi ce coup-ci... C'est vrai qu'être chercheur d'emploi est un statut bien ingrat... La rumeur dit qu'être étudiant c'est être un numéro, un petit plancton dans la masse de l'océan... Et bien j'ai davantage ressenti ça quand je cherchais du travail! D'un autre côté, dans mon boulot actuel, je suis moi-même chargée de récolter les CV's et de trouver des intérimaires pour remplacer les profs absents... J'en reçois tellement que j'en viendrais aussi à éliminer l'un ou l'autre sur base de critères hyper subjectifs et certainement injustes à leurs yeux... Mais un choix doit se faire! Je sais bien que ça ne te remontera pas le moral mais je cherche également un nouveau job... et je ne reçois aussi que des réponses négatives et peu encourageantes. Ca en viendrait presque à me faire me demander 'Pourquoi j'ai fait des études universitaires si c'est pour être aussi mal reçue dans le monde du travail???'. Mais c'est comme ça pour tout le monde... j'espère! Y'a intérêt à avoir de fameux pistons derrière soi pour que tout aille comme on le voudrait et du 1er coup... Enfin, tout ça, pas pour te plomber encore plus le moral mais pour essayer de te redonner un peu le smile: chercher du travail, c'est loin d'être une sinécure! Allez, accroche-toi! Ton temps viendra!
Gros bisous à vs deux.
Annelise

Écrit par : Annelise | 06/07/2008

Just annother way Hello...sorry I cann't speak french...nevertheless
I'll wish you a wonderful week...
cheers Hartmut
Ps.: www.myrtus.typepad.com .....sh's a very kind
woman ..born in Maroco ..staying a long time in Holland and today she lives in Chicago...9th of July...her birthday.....

Écrit par : Hartmut | 08/07/2008

Coucou miss ! je suppose que tu as déjà deviné qui t'écris ce petit post ;) (le big indice c le titre de mon blog lol)
Juste un petit comment' pr te dire de pas sombrer dans le fatalisme/désepoir... Courage, les portes finiront bien par s'ouvrir !
un montón de besitos

Écrit par : mariposa | 22/07/2008

Tu racontes bien car on a envie de lire la suite... Quant à ton aventure, c'est révoltant... Mais dis donc ton ex-futur employeur... je le plains : il a perdu une employée en or ! Pas de chance pour lui, vraimlent pas de chance du tout !
Allez courage, un autre (merveilleux) poste t'attend... On parie ?

Écrit par : Rachou | 26/07/2008

C'est vrai que c'est décourageant...

Écrit par : Audrey-Laure | 06/08/2008

C'est vrai que c'est décourageant...

Écrit par : Audrey-Laure | 06/08/2008

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